Bonjour.
C’est avéré, et ce ne sont pas les campagnes publicitaires qui prouveront le contraire, les choses cool sont faites avec des Mac, ou pour des Mac. Vous le savez, nous le savons tous, c’est parfois inconscient, ces deux mondes distincts co-existent depuis la nuit des temps, depuis qu’un bit est un bit… ou du moins que vous savez ce qu’est un bit.
La preuve en est : si d’aventure vous ne saviez pas ce qu’est un bit, c’est donc que vous utilisez un Mac !
Quoi qu’il en soit, c’est acquis, les choses sympathiques sont présentées par Apple, les autres suivent. Les exemples ne manquent pas mais le sujet n’est pas là.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons vu arriver Microsoft Surface en 2008. Vu comme un projet proof of concept de Microsoft Research dans un premier temps, nombreux furent ceux qui n’urent que quelques minutes de temps cerveau à consacrer à ce phénomène.
Et pourtant !
Aujourd’hui nous sommes sidérés devant la force de ce produit. Regardez les démonstrations qui existent de Surface et vous verrez avec quelle puissance cette table savante sait vous captiver. A quel point ce produit, pourtant développé par Microsoft dois-je vous le rappeler, happe votre attention, vous fait vibrer et attise la curiosité. “C’est fou, j’aimerai le toucher, l’utiliser… en avoir un chez moi.”
Du magnetisme autour d’un produit Microsoft, on aura tout vu, mais que deviennent nos fondamentaux ?
Oui, Microsoft tient là un objet sexy que nous serions nombreux à vouloir. Microsoft sexy, un oxymore inattendu, mais tout arrive.
Techniquement pourtant les couches sous-jacentes sont quasi banales : un ordinateur, un système d’exploitation (Windows Vista) et un disositif de reconnaissance tactile reposant sur des caméras. Rien de bien palpitant, et c’est bien là le comble.
Microsoft chasse donc sur les terres d’Apple : créer de la magie avec du matériel commun c’est maintenant le fond de commerce d’Apple depuis l’avènement des Mac Intel.
Au final, que remonte-il à la surface (si j’ose dire) ? Que Microsoft a su dégager la “part désirable” d’un projet d’étudiants barbus. Et ceci à lui seul constitue un virage absolu dans le monde de l’informatique que nous connaissons tous.
Que vous soyez d’un côté ou de l’autre de la surface, il vient à coup sûr l’envie de l’utiliser ou de développer pour ce produit. De jouer avec ou d’imaginer quelles applications professionnelles vous pourriez réaliser avec (voir 11 killer apps). Développeurs .Net, Surface est à portée de main.
Mais pourquoi Apple n’est pas à l’origine de cette vue aussi attirante que naturelle de l’interface homme-machine de l’avenir ?
Car n’en doutons pas, sous une forme ou sous une autre ce type de périphérique s’imposera. Le tactile est aujourd’hui le moyen de communiquer avec nos machines et quand on tire un peu le coin du rideau de Surface, on aperçoit avec quelle magie ce monde communiquant de demain saura obéir au doigt et à l’oeil.
Sources :
11 killer apps :
http://www.fastcompany.com/blog/chris-dannen/techwatch/11-killer-apps-microsoft-surface-videos
http://blogs.msdn.com/surface/
http://arstechnica.com/microsoft/news/2009/05/microsoft-surface-sp1-adds-new-features.ars
http://arstechnica.com/microsoft/news/2009/02/cool-video-iphone-and-microsoft-surface-mashup.ars
http://www.microsoft.com/surface/Community.aspx
http://community.surface.com/msgs/default.aspx?MessageID=5001&ReturnUrl=%2fDefault.aspx